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Elections législatives 2024dossierD’après les premières estimations Ipsos pour France Télévisions, le NFP obtiendrait entre 170 et 190 sièges, le parti d’extrême droite 135 à 155 élus. Ensemble aurait 150 à 170 députés.

En football, on appelle ça une remontada. Distancée de plus de cinq points par le Rassemblement national et ses alliés au premier tour des législatives (33,32 % contre 27,99 %), la gauche est, ce dimanche 7 juillet, en tête du second tour des législatives. Selon les premières estimations d’Ipsos pour France Télévisions, le Nouveau Front populaire obtiendrait 170 à 190 sièges. Le RN, lui, aurait 135 à 155 sièges avec ses alliés de LR. En position de majorité relative, la gauche pourrait donc se retrouver aux affaires dans les prochaines semaines. Ensemble, l’ancienne majorité présidentielle, détiendrait 150 à 170 sièges. Emmanuel Macron devrait donc, comme la tradition l’exige, proposer les clés de Matignon à une personnalité du NFP.

Mais qui ? A gauche, la question du Premier ministre en cas de victoire de l’union a occupé une grande partie de la campagne alors que les alliés, dans leurs négociations, avaient refusé de trancher la question. Si l’insoumis Jean-Luc Mélenchon s’est dit «capable» de diriger un potentiel gouvernement de la gauche unie, les communistes, socialistes et écologistes ont martelé que le clivant tribun n’irait pas à Matignon. Pour choisir leur champion, les roses, rouges et verts plaident pour un vote de tous les futurs députés. Les insoumis souhaitent, eux, que le groupe le plus fourni en termes d’élus décide.

Arrivé en deuxième position avec 27,99 % des voix au premier tour, le Nouveau Front populaire n’avait jamais pourtant vraiment semblé en mesure d’obtenir une majorité. Qui plus est après la grosse centaine de retraits de candidats socialistes, communistes, écologistes et insoumis pour faire barrage. Mais de front républicain et la forte participation lui aura finalement profité. Durant la semaine, deux lignes se sont opposées au sein de l’union. Celle des insoumis qui ont martelé qu’une victoire était encore possible pour mobiliser les abstentionnistes du premier tour. Et le reste, pour qui l’essentiel était surtout d’empêcher au Rassemblement national d’avoir une majorité absolue.

Lente désagrégation de la macronie

Si le RN échoue ce dimanche soir, c’est notamment grâce au barrage républicain mis en place dans cet entre-deux-tours. Après une première manche marquée par une forte participation (66,7 %), plus de 300 triangulaires auraient dû avoir lieu. Mais face au risque de voir l’extrême droite s’installer au pouvoir, la gauche et la coalition présidentielle, à la différence du parti Les Républicains, ont pris leur responsabilité en multipliant les désistements dans les circonscriptions où un match à trois aurait facilité la tâche à un candidat lepéniste. Ainsi, sur les 306 triangulaires possibles, 89 «seulement» ont eu lieu ce dimanche. Même si certains candidats macronistes ont refusé de suivre la règle de Matignon concernant les retraits, 81 représentants d’Ensemble ont jeté l’éponge d’eux-mêmes. A gauche, ils sont plus de 120 à avoir renoncé.

Ces législatives révèlent également la lente désagrégation de la macronie à l’Assemblée. Après avoir obtenu une large majorité absolue de 350 députés en 2017 et une relative de 250 en 2022, Renaissance, le Modem et Horizons ne sont aujourd’hui plus que la troisième force politique au Palais-Bourbon. Avec son score de XX % selon les premières estimations, les prédictions accordent XX sièges à la coalition «Ensemble». Le camp présidentiel voit ainsi les deux blocs de gauche et d’extrême droite le distancer. Gabriel Attal devrait donc quitter Matignon dans les prochains jours.

«On va forcément devoir innover»

Derrière, les Républicains (canal historique) se stabilisent. Malgré un psychodrame dans la campagne du premier tour qui a vu le président du parti Eric Ciotti annoncer – contre l’avis de presque tous – une alliance avec le RN, les candidats restés sous la seule étiquette LR récolteraient 57 à 67 députés selon les premières prédictions Ipsos. Avant la scission, ils étaient 61 durant la précédente législature, où ils jouaient un rôle pivot en permettant au gouvernement d’avoir la majorité sur la plupart de ses textes.

La gauche, en position de force avec les résultats de dimanche soir, reste toutefois divisée. Car gouverner en situation de majorité relative n’a rien de simple. Si le Nouveau Front populaire décidait de former un gouvernement sans élargir à d’autres forces et sans faire de compromis sur son projet, il risquerait une motion de censure très rapidement. Certaines personnalités, comme la secrétaire nationale des Ecologistes Marine Tondelier, ne ferment donc pas la porte à un potentiel accord avec la macronie. A condition toutefois qu’il se fasse sur la base du programme du NFP. «La France va très certainement connaître une situation institutionnelle inédite. On va forcément devoir innover», justifiait-elle mardi 2 juillet dans un entretien à Libération. Mais les insoumis voient les choses différemment. Pour eux, impossible de faire défendre une version édulcorée du projet noué au lendemain des européennes.

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Publish date : 2024-07-07 17:58:50

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Author : Front Populaire

Publish date : 2024-07-07 18:00:06

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